

Photo-thérapie
Une session de photographie thérapeutique se déroule sur 3 séances (analyse des besoins, prise de vue, analyse thérapeutique des images).
Témoignages

" Je ressens une forme d’ambivalence face à cette idée de travail sur « l’image de soi ». Comment pourrais-je être sûre que l’image qui se dégage de ce corps, et qui n’existe que dans le regard des autres ou éventuellement dans le miroir tendu par ces photos, correspond bien à ce que j’ai perçu de ce noyau interne ?"

"J’ai appris à contrôler l’image que je donne, à construire une façade forte, colorée, affirmée, tandis que mon estime, elle, restait souvent enfouie, cachée, comme un jardin secret que même le miroir ne pouvait refléter. Pendant des années, j’ai cru que l’image était une arme, un camouflage, un mensonge, une politesse nécessaire. Et puis, il y a eu ce moment de bascule : la rencontre entre le corps que je fuyais et celui que j’ai appris à habiter."

" Peut-être s’agit-il simplement d’apprendre à regarder ces images avec distance, avec humour, bienveillance, en les prenant pour ce qu’elles sont : des reflets imparfaits et éphémères d’un corps qui n’est qu’une interface entre le « Soi » et « l’autre »."
Virginie P.

" La photo-thérapie ne vient pas réparer l’image. Elle vient interroger le regard, déconstruire les injonctions, offrir un espace où la subjectivité a le droit d’exister sans se justifier. C’est un travail de vérité, de création, de réconciliation .../... c'est une traversée. Une manière d'habiter enfin sa peau, de vivre son image non plus comme un masque, mais comme une réalité. La photo-thérapie n'éclaire pas, elle révèle. Elle creuse, elle questionne, elle écoute ce que le corps sait déjà."
Marie Piselli

" J’ai peur [que les photographes] me dérobent quelque moment d’inattention, un rictus béat, une expression trop appuyée, fabriquée ou pire, un peu d’absence. Pourtant .../... j’aime la photographie et j'aime les photographies. Le pays des visages. Il est question d’empreinte et d’emprunt."

" Dans l’oubli d’une photo se niche peut-être ce fantôme que nous invitons sans le savoir, un peu de notre famille, l’empreinte espérée, un peu de nos amies, de nos amis."
Jacques Bonnaffé

" « Ce qui m’a incitée à entreprendre cette démarche est une approche de soi différente, basée sur le ressenti, la perception de signes. Parfois dans ces portraits, deux états coexistent. Le sourire est gai, les yeux sont tristes. C’est un peu à l’image de ma vie : une fluctuation à l’intérieur. Quand les yeux vont avec le sourire, qu’il y a une unité, même fragile, je me reconnais davantage. Un peu plus femme, plus sereine."

" J’aime quand les portraits sonnent vrai, que je n’ai pas le sentiment de poser, même s’il est plus facile de faire ce qu’on nous dit de faire. Le résultat n’est pas toujours naturel mais on pourrait y croire et c’est déjà pas mal. Difficile, ensuite, de voir mon image comme s'il s'agissait d'une autre personne mais l'expérience, même si elle confronte à ce qu'on ne voudrait pas voir, m’a conduit juste après à une forme d’unité."
Nathalie R.


" Une expérience novatrice qui permet de prendre du recul sur sa propre image. C'est une approche qui offre l'opportunité de se voir sous un autre angle et de développer une meilleure conscience de soi. Je repars avec des pistes de réflexion utiles."
Aurélien N.


"Je ne sais pas vraiment quoi penser de mon image. Dans ma tête, je me vois comme ça : fun, forte, belle. Sensuelle, parfois. Mais j'ai peur que les autres ne le voient pas ou, pire encore, que ma pudeur les empêche de me voir comme une femme. Adolescente, j'étais entourée de garçons pour lesquels l'expression de cette féminité était jugée impudique. Voire, dégoûtante. Peut-être est-il temps d'entendre d'autres paroles sur ma féminité. De me la réapproprier."
Suzanne

" Dans cette image, Il y a quelque chose de très infantile. J’ai mes yeux de petite fille, j’attends mon papa, innocente. Mais cette innocence est finie. J’ai 9 ans avec un maquillage de femme. Depuis longtemps, je combats en moi la femme de 60 ans et l’enfant de 9 ans."

" Je fais beaucoup plus femme, ici, que sur d’autres photos. Plus sûre de moi, plus mature, avec une sorte de masque, de carapace. Si cette image me fait penser à quelqu’un, je dirais que je vois ma mère, très fière, presque froide : ne rien montrer, se protéger pour ne pas souffrir, ne pas s’attacher. Est-ce vraiment à elle, aujourd’hui que je ressemble ?"
Pauline

" Cette séance et ces photos me permettent de me découvrir sous un jour empreint de sérénité, de calme, de sens de la pédagogie, au moins de l'envie de transmettre.

" Se le remémorer engendre enthousiasme, confiance en moi et volonté d'ouverture, qui me manquent parfois"
Alexandre K.

" N’appréciant généralement pas d’être photographiée, et connaissant parfois des problèmes d’auto-estime liés à mon visage et mon corps, il me paraissait utile d'accepter cette forme novatrice du travail thérapeutique. Je n’avais au début pas bien saisi le concept de photothérapie mais.../..."

" .../... au cours de la séance, j’ai commencé à comprendre à quel point il était stimulant de mêler l’intériorité du processus psychothérapeutique à l’extériorisation et à la somatisation induites par la prise de vue.
C'est une expérience que je conseillerais fortement.""
Stanislawa Brown
Méthodologie
Séance 1(45 mn)
Analyse des besoins et motivations du (de la) patient.e, analyse de la symptomatologie (perte de confiance en soi, dysmorphophobie, blocage émotionnel...). Préparation à la séance de prise de vue, choix de mots clés et de musiques contribuant à la mise en lumière et en espace du portrait thérapeutique.
Séance 2 (1h)
Prise de vue au cabinet (en configuration studio photo), selon les modalités définies lors de la première séance. NB : possibilité d'apporter un objet personnel à intégrer au portrait. Libre choix des tenues. Les pauses peuvent être fixes ou en mouvement sur une musique de fond.
Séance 3 (45 mn)
Visualisation d'une sélection de photos, recueil des impressions, exploration psychanalytique des images. A l'issue de la séance, les photos sélectionnées sont mises à disposition du (de la) patient.e en HD (lien de téléchargement envoyé par e-mail).
